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lettre d'information

couverture de CE QU'IL RESTE DE LA POLITIQUE
176 pages - 20,00 €
Éditions Lignes

CE QU’IL RESTE DE LA POLITIQUE

Revue Lignes n°41

Enquête, mai 2012-mai 2013

Du discours du Bourget à celui de Châlons-en-Champagne, puis aux vœux présidentiels du 31 décembre 2012 ; du souci prétendu des classes populaires (dont avaient témoigné les visites à Florange et Petit-Couronne par exemple), à l’alignement sans reste sur les préconisations du Medef ; d’une volonté manifestée de justice sociale (après la violence sarkoziste) à la politique de compétitivité ou de redressement, comme on voudra ; de la renégociation annoncée des accords passés avec les instances économiques internationales à la ratification du pacte de stabilité ; de la dénonciation de l’ancienne politique anti-immigrés et sans-papiers au maintien des statistiques des expulsions ; de l’indignation affichée contre les violences faites aux Roms à l’application d’une politique en tout point (buts et méthodes) identique… Inutile d’entrer davantage dans le détail des revirements de l’ancienne opposition devenue majorité, de sa formidable volte-face : tout le monde les a en mémoire. Ce qu’il reste de la politique voulant ici dire : ce qu’il reste de la politique d’État ? Rien, selon toute apparence – opinion qu’on a déjà volontiers soutenue ici, mais que rien bien sûr n’oblige de partager.

Une question en résulte-t-elle (le titre ne se présente pas exactement comme une question) ? Celle-ci, peut-être : que reste-t-il alors de la parole politique, de la promesse qu’elle constitue, du contrat qu’elle passe ? Et cette autre, qui en dépend : que vont pouvoir encore en attendre ceux qui ne veulent pourtant pas entièrement en désespérer ? Celle-là, enfin : qui va pouvoir dorénavant se prévaloir de la possibilité d’un véritable « changement », et du seul possible (on ne le pressent que trop) ?

Il s’agit aussi, on l’aura compris, d’établir un premier bilan du « changement » promis après une année d’exercice du pouvoir.
À peu d’exceptions près, la question en a été ici posée à ceux qui avaient déjà répondu, il y a un an environ, à l’enquête précédente : « Non pas : voter pour qui ? Mais : pourquoi voter ? » Façon pour Lignes de mesurer si l’expérience de l’alternance (du « changement ») a conforté l’avis de ceux qui montraient des réticences à voter ou a fait changer d’avis ceux pour qui ces réticences devaient être écartées (mais, on s’en souvient, des nuances nombreuses étaient apparues dont l’incidence se ressent encore ici).
On notera que les réponses qui suivent ont toutes été apportées avant qu’éclate l’affaire dite Cahuzac. Avant donc que la crise morale (ainsi que la presse s’entend à la qualifier) se soit ajoutée à l’aggravation de la crise économique, sociale et politique. L’enjeu de cette enquête ne s’en trouve cependant pas sensiblement modifié.

Michel Surya

Sommaire

  • Michel Surya, Présentation
  • Jean-Loup Amselle, « Moins pire » ?
  • Étienne Balibar, Ce qu’il reste de la politique
  • Véronique Bergen, Pour une réinvention de la politique
  • Gérard Briche, La force des choses
  • Jacques Brou, Maintenant, c’est demain
  • Robert Cantarella, La normal
  • Cécile Canut, De la condition universitaire en 2013
  • Hervé Carn, De la parole des politiques
  • Philippe Corcuff, La politique est ailleurs : une promesse libertaire à cultiver pragmatiquement
  • Jean-Paul Curnier, Le Monde de Bambi (douceur d’un naufrage)
  • Yves Dupeux, L’exigence politique
  • Éric Fassin, La tentation « gauchiste »
  • Mathilde Girard, Défaut de radicalité
  • Philippe Hauser, La France sous Hollande : état d’exception et guerre sans fin
  • André Hirt, Il reste le reste
  • Alain Hobé, Pour l’inconstance
  • Pierre-Damien Huyghe, Le temps des insinuations
  • Olivier Jacquemond, La politique et le carnavalesque
  • Anselm Jappe, Le spread, stade suprême de la politique ?
  • Alain Jugnon, Linguae ultimi barbarorum. Haine du nom de socialisme
  • Michael Löwy, Que reste-t-il de la politique ?
  • Francis Marmande, Le reste ? nous disons révolution
  • Gérard Mauger, « De gauche » ?
  • Patrick Mouze, Le malentendu de la normalité
  • Jean-Luc Nancy, Grondement commun
  • Alain Naze, Fin de partie
  • Bernard Noël, Les restes
  • Plínio Prado, Du reste
  • Lluis Sala-Molins, Tout
  • Pierre Sauvêtre, Sortir du désastre social-libéral par la gouvernementalité éco-socialiste
  • René Schérer, À première vue
  • Christiane Vollaire, Discréditer la horde

    Peuple & Révolution

  • Mario Tronti, Peuple
  • Michel Surya, « Contre-Attaque ». L’offensive révolutionnaire ou la mort

    Recension sur le blog de zones subversives :
    http://zones-subversives.over-blog.com/r%C3%A9inventer-la-politique-face-%C3%A0-la-gauche

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Éditeur : Éditions Lignes
Prix : 20,00 €
Format : 16 x 21 cm
Nombre de pages : 176 pages
Édition courante : 16 mai 2013
ISBN : 978-2-35526-119-0
EAN : 9782355261190