couverture de MANIFESTE CONTRE LE TRAVAIL
112 pages - 10,00 €
Lignes-Léo Scheer

MANIFESTE CONTRE LE TRAVAIL

Il y a cent cinquante ans, Marx affirmait la nécessaire sortie du capitalisme par le moyen de la lutte de classes. Cent vingt ans plus tard, l’Internationale situationniste élargit la définition du prolétariat et met en cause la société capitaliste en tant que société de travail. Aujourd’hui, le Manifeste contre le travail du groupe Krisis reprend la critique là où les situationnistes l’avait arrêtée.

Les auteurs de ce manifeste appartiennent au groupe et à la revue Krisis (« Contributions à la critique de la société marchande ») fondés il y a quinze ans en Allemagne. Krisis élabore une critique du capitalisme actualisée et centrée sur tout un pan de la critique entreprise par Marx de la marchandise, de la valeur, du travail et de l’argent que le marxisme classique a délaissé. À partir de là, sont développés les fondements d’une critique du marché et de l’État, de la politique et de la nation, de la subjectivité et de l’idéologie bourgeoise.

Après le Manifeste du parti communiste de Marx (1848) et De la misère en milieu étudiant (1966), le Manifeste contre le travail constitue le troisième manifeste communiste. Trente ans après, ce troisième manifeste reprend la critique là où les situationnistes l’avaient arrêtée.
Selon celui-ci, il n’y a pas de classe-sujet : ni la bourgeoisie, simple élite de fonction, ni le prolétariat, dont les luttes ne permettent pas de sortir du capitalisme. La lutte entre la bourgeoisie et le prolétariat n’est pas celle entre une classe dominante et une classe révolutionnaire, mais entre deux intérêts différents (quoique différemment puissants) à l’intérieur du capitalisme. Contrairement à l’I.S., cette analyse ne se fonde pas sur le Marx du Manifeste, mais sur celui du Capital, pourlequel le capital est un sujet automate, une valeur qui s’autovalorise. Dans le cadre de cette analyse, le Manifeste de Krisis propose une critique radicale du travail, une critique dans laquelle le capital et le travail ne s’opposent pas mais se complètent au sein d’un système qui s’auto-reproduit sans fin et fait des hommes la « ressource humaine » de cette auto-reproduction infinie. Il ne s’agit donc pas de libérer le travail, mais de se libérer du travail.

Rédigé à l’origine en allemand, Manifeste contre le travail a déjà été traduit en portugais, italien et russe ; des versions anglaise et polonaise sont actuellement en préparation.
Paru en 1999, Manifeste contre le travail a été vendu à 10 000 exemplaires en Allemagne.

Dans la presse :

« A grands coups d’analyses économiques marxistes et de slogans assassins, un collectif allemand cherche à libérer l’homme du travail. Stimulant. » Ludovic Bablon, Le Matricule des Anges 

Editeur : Lignes-Léo Scheer
Prix : 10,00 € (épuisé)
Format : 19 x 14 cm
Nombre de pages : 112 pages
Date de parution : 16 mai 2002
ISBN : 2-914172-40-0
EAN : 9782914172400